Une alliance se rachète à son poids d'or pur, jamais à son prix d'achat ni pour sa valeur sentimentale. Le montant dépend de trois éléments vérifiables : le poids en grammes, le titre (18 carats = 750 millièmes le plus courant) et le cours du jour, public et identique pour tous. Ce qui fait vraiment varier l'offre d'un professionnel à l'autre, c'est sa marge, autrement dit le taux de rachat qu'il applique : d'où l'intérêt de comparer avant de vendre.
Le prix d'une alliance dépend d'abord de sa quantité d'or pur, calculée à partir de deux données : son poids en grammes et son titre. En France, une alliance est presque toujours poinçonnée : 18 carats (750 millièmes), plus rarement 14 carats (585) ou 9 carats (375). Un poinçon à la tête d'aigle confirme l'or 18 carats. Seule la masse de métal fin compte : une alliance de 5 g en or 750 contient 3,75 g d'or pur, une alliance en or 375 du même poids n'en contient que 1,875 g. Le second facteur est le cours de l'or, public et actualisé chaque jour. Contrairement à une pièce de collection, une alliance n'a aucune prime numismatique : elle vaut son poids d'or, sans plus.
Parce que le cours est le même pour tous, mais que la marge du racheteur, elle, ne l'est pas. Un professionnel ne vous verse pas 100 % du cours : il applique un taux de rachat, c'est-à-dire un pourcentage du cours du jour, en conservant la différence. Ce taux n'a aucune obligation légale d'être publié, ce qui explique des écarts importants d'une enseigne à l'autre pour une même alliance. C'est le seul levier de comparaison réellement utile. Demandez toujours le taux appliqué et le calcul détaillé (poids × titre × cours × taux), et méfiez-vous d'un prix annoncé sans pesée devant vous. Pour situer les offres, comparez les professionnels de votre ville avant de vous décider.
La vente d'or à un professionnel est strictement encadrée. Vous devez présenter une pièce d'identité : le racheteur est tenu de vous inscrire sur un registre de police et de conserver la trace de la transaction. Le paiement en espèces est interdit : le règlement se fait obligatoirement par virement ou par chèque, ce qui protège aussi bien le vendeur que l'acheteur. Prenez le temps de faire peser votre alliance devant vous et d'obtenir un bordereau écrit. Rien ne vous oblige à vendre sur place : un devis sérieux reste valable le temps d'aller comparer ailleurs, et le refus de remettre un chiffrage clair est un signal d'alarme.
Deux régimes coexistent. Par défaut s'applique la taxe forfaitaire sur les métaux précieux, prélevée directement sur le montant total de la vente, que vous ayez réalisé un gain ou non. Si vous disposez d'une facture d'achat ou d'un justificatif de propriété (facture, acte de donation, succession datée), vous pouvez opter pour le régime de la plus-value réelle, calculé sur la différence entre prix de vente et prix d'achat, avec un abattement pour durée de détention qui peut aboutir à une exonération. Une alliance ancienne conservée longtemps a donc parfois intérêt au régime de plus-value, à condition de pouvoir prouver son origine. Conservez précieusement tout document d'achat.
Non. Un professionnel du rachat évalue uniquement la matière : poids et titre de l'or. La valeur sentimentale, la marque ou le prix d'achat d'origine n'entrent pas dans le calcul, sauf pièce de collection reconnue, ce qui n'est pas le cas d'une alliance courante.
Oui. La facture n'est pas obligatoire pour vendre : une pièce d'identité suffit. En revanche, sans justificatif d'achat, vous relevez par défaut de la taxe forfaitaire sur les métaux précieux et ne pouvez pas opter pour le régime de la plus-value, potentiellement plus avantageux.
Non, c'est interdit. Le règlement d'un achat d'or par un professionnel se fait obligatoirement par virement ou par chèque. Un racheteur qui propose des espèces est hors la loi : c'est un motif suffisant pour renoncer à la transaction.
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