Oui, la loi impose au professionnel du rachat d'or de tenir un registre de police et de vérifier votre identité à chaque transaction. Ce registre, aussi appelé livre de police, consigne chaque objet acheté ainsi que le nom du vendeur. C'est une obligation légale, pas une formalité facultative : un acheteur qui refuse de vous demander votre pièce d'identité ne respecte pas la réglementation.
Le registre de police est un document obligatoire que doit tenir tout professionnel qui achète des objets d'occasion, y compris l'or et les métaux précieux. Son rôle est de tracer chaque transaction pour lutter contre le recel et le vol. Concrètement, l'acheteur y consigne la date, la description précise de l'objet (bijou, pièce, lingot, poids, poinçon), le prix versé et l'identité complète du vendeur.
Ce registre peut être tenu sur support papier ou numérique, mais il doit être présentable à tout contrôle des forces de l'ordre ou de l'administration. Pour vous, particulier, c'est un signal de sérieux : un professionnel qui tient correctement son registre exerce dans un cadre légal et déclaré.
La pièce d'identité est indissociable du registre de police : sans elle, la transaction ne peut pas être légalement enregistrée. Le professionnel a l'obligation de relever votre identité (nom, prénom, adresse) à partir d'un document officiel en cours de validité : carte nationale d'identité, passeport ou titre de séjour.
Cette exigence protège les deux parties. Elle garantit que l'or vendu n'est pas issu d'un vol et vous inscrit comme vendeur identifié, ce qui a aussi son importance sur le plan fiscal. Un acheteur qui vous propose de « faire simple » sans papiers ne vous rend pas service : il vous place tous deux hors du cadre légal. Refusez ce type d'arrangement et privilégiez un professionnel transparent.
Au registre s'ajoute une règle stricte : le paiement d'un rachat d'or ne peut jamais se faire en espèces. Le règlement doit être traçable, par virement bancaire ou par chèque. Cette obligation complète la logique du registre : identité tracée, objet tracé, paiement tracé.
La transparence ne s'arrête pas là. Le cours de l'or est public et identique pour tout le monde ; ce qui varie d'un acheteur à l'autre, c'est sa marge, c'est-à-dire le pourcentage du cours qu'il vous reverse réellement. Aucune loi ne l'oblige à afficher ce taux, d'où l'intérêt de comparer les professionnels de votre ville avant de vendre. Un acheteur rigoureux sur le registre l'est souvent aussi sur ses prix.
Oui. Tout professionnel qui achète de l'or ou des métaux précieux à des particuliers doit tenir un registre de police et le présenter en cas de contrôle. C'est une obligation légale, sans exception, quelle que soit la taille de la boutique.
Non. Le professionnel a l'obligation de relever votre identité à partir d'une pièce officielle en cours de validité pour compléter son registre. Un acheteur qui accepte de se passer de vos papiers exerce hors du cadre légal, ce qui doit vous alerter.
Les données du registre de police doivent être conservées et tenues à disposition des autorités sur une durée fixée par la réglementation. Ce document reste consultable par les forces de l'ordre, ce qui garantit la traçabilité de chaque transaction dans le temps.
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