La couleur de l'or ne change pas sa valeur au rachat. Un bijou en or blanc, jaune ou rose de même titre (carats) et de même poids vaut exactement la même chose : la teinte vient des métaux d'alliage, sans incidence sur la quantité d'or pur. Ce qui fait réellement varier le montant que vous touchez, c'est le titre, le poids, le cours du jour et surtout le taux de rachat pratiqué par le professionnel.
Non : à titre égal, un bijou en or blanc, jaune ou rose vaut le même prix au rachat. Ce qui fixe la valeur de votre or, ce n'est pas sa teinte mais sa quantité d'or pur, exprimée par le titre (ou carat) et le poids. La couleur n'est qu'un effet des métaux ajoutés à l'or pur pour l'alliage, et ces métaux d'appoint ont une valeur négligeable face à l'or. Un bracelet en or blanc 18 carats et une chaîne en or jaune 18 carats contiennent la même proportion d'or fin (750 millièmes) : le professionnel les pèse et applique le cours du jour de la même façon. La mode joue sur le prix d'achat en bijouterie, jamais sur la valeur de fonte au rachat.
La couleur dépend uniquement des métaux mélangés à l'or pur, qui est naturellement jaune. L'or jaune associe généralement cuivre et argent, l'or rose contient davantage de cuivre, et l'or blanc mêle des métaux clairs comme le palladium, souvent recouverts d'une fine couche de rhodium qui accentue l'éclat. Cette différence est purement esthétique : dans les trois cas, un 18 carats reste titré à 750 millièmes d'or fin. Attention à ne pas confondre l'or blanc, qui reste un métal précieux racheté au cours de l'or, avec le platine ou l'argent, qui suivent leurs propres cours. Le rhodiage de l'or blanc, lui, n'ajoute aucune valeur marchande : c'est un simple traitement de surface qui s'use avec le temps.
Le calcul repose sur trois éléments objectifs : le titre (24 carats = 999, 22 carats = 916, 18 carats = 750, 14 carats = 585, 9 carats = 375 millièmes), le poids exact vérifié au trébuchet, et le cours de l'or du jour, public et identique pour tous. À partir de ces données, la vraie variable entre deux professionnels n'est pas le prix de l'or mais le taux de rachat appliqué, c'est-à-dire le pourcentage du cours qu'ils acceptent de vous verser. Ce taux, aussi appelé marge, n'est pas obligatoirement affiché : deux comptoirs peuvent partir du même cours et proposer des montants très différents. D'où l'intérêt de comparer les professionnels de votre ville avant de vendre, plutôt que de se fier à la première offre.
Oui, mais seulement pour la valeur numismatique ou de création, jamais pour la couleur. Une pièce d'or ancienne recherchée, un bijou signé ou une monnaie en bon état peuvent valoir davantage que leur simple poids d'or fondu : on parle alors de prime de collection. Cette prime dépend de la rareté, de l'état et de la demande, pas de la teinte du métal. Avant de vendre au poids un objet qui pourrait avoir une valeur de collection, mieux vaut le faire évaluer sous cet angle, car la fonte est irréversible. Pour un bijou courant sans intérêt numismatique, en revanche, seule compte la valeur de l'or : titre, poids et cours du jour.
Non. À titre et poids identiques, or blanc et or jaune ont la même valeur de rachat, car ils contiennent la même proportion d'or pur. La couleur ne vient que des métaux d'alliage, dont la valeur est négligeable. L'or blanc peut coûter plus cher à l'achat en bijouterie, mais cela ne se répercute pas sur la valeur de fonte.
Non. Le rhodiage est un traitement de surface qui donne son éclat blanc au bijou, mais il ne représente aucune valeur marchande au rachat. Seuls le titre, le poids et le cours de l'or sont pris en compte.
Le cours de l'or est public et identique partout : ce qui distingue les professionnels, c'est le taux de rachat qu'ils appliquent et qu'ils ne sont pas obligés d'afficher. Demandez ce taux et comparez plusieurs offres avant de vendre. Exigez aussi un paiement traçable par virement ou chèque, jamais en espèces, comme l'impose la loi.
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